Boulard d'un soir | TT Plaisançois

Boulard d'un soir









Très sollicité depuis ses dernières performances, c’ est à la concession Mercedes de Paris Longchamp que Jérôme Gava nous a donné rendez-vous. Lors d’un entretien exclusif il se confie à notre journaliste d’investigation, sur sa carrière, sa vision du sportif parfait mais aussi sur sa quête du bonheur lorsqu’on à la (mal)chance de naître surdoué. Hésitant encore entre le shooting brake série ilimitée Christiano Ronaldo et le coupé GLE400 Executive Princess Diana, Jérôme nous lâche une interview sans filtre.

 

Jérôme, pourquoi ce rendez-vous dans le XVIeme ?

 

Les déplacements du TTPlaisançois se font en OPEL MOKTAR avec un chauffeur lourdingue et c’est pas trop le TOP pour arriver en forme le jour J. Il me faut un véhicule confortable et silencieux, j’ai besoin de tranquillité pour augmenter mon potentiel de concentration. Entre Christiano et Diana, mon cœur balance.

 

Pouvez vous commenter votre début de saison ?

 

J’ai fait un débourrage physique très poussé en août, et j’ai beaucoup travaillé tactiquement en septembre. Je fais zéro contre Fronton et un petit point sur des péquenots du Gers, mais c’est le contrecoup de ma préparation. J’avais aussi un petit problème de chaussure mais c’est réglé, Adidas à rajouté 2mm de gomme à l’avant, j’ai validé, ils lancent la production pour Noël.

( C‘ est le modèle ADILETTE CLOUDFOAM GAVA SIGNATURE - NDLR)

 

Comment se passe votre intégration en équipe 1 ?

Très bien. Les gars sont sympa et conscients de la différence de niveau. Ils m’aident beaucoup ; par exemple : ils se serrent à l’avant de la voiture pour me laisser la banquette arrière à moi tout seul. Parfois Paul me donne sa banane, Thibaut me propose toujours des frittes de son Kebab, Julien s’est fait tatouer un «J » sur sa fesse. Des attentions qui me touchent, des petits riens qui me poussent à me sublimer.

 

Parlez-nous de cette rencontre à Angoulême…

 

J’étais bien dans mon bain. Il y avait des anciens partenaires d’Agen dans la salle, ca me faisait plaisir de les revoir , je leur ai glissé quelques conseils de pro au passage. J’ai démarré doucement contre un 19 qui jouait tout mou et qui cassait le rythme. Après j’ai joué un numéroté (un gros 900 - NDLR) et j’ai retrouvé mon niveau normal… je l’ explose en trois sets. En double, nos adversaires ont été malins, ils ont vite vu que mon partenaire était le maillon faible, j’ai attaqué toutes les balles mais je n’ai pas pu sauver la partie. Bilan normal pour moi , je perfe à 900, je prends 40 points mais je suis un peu déçu pour les copains, mais c' était trop dur pour eux. Le sportif parfait doit savoir se mettre au niveau de l’ équipe même lorsqu’il est en super forme.

 

Pourtant une altercation à l’entraînement...

 

Il est vrai que j’ai eu un différent avec l’entraîneur (Corentin Rouzaud -NDLR) qui me reproche d’être trop « gentil »  au service. A quoi je lui réponds qu’il n’est pas nécessaire de faire une tête de psychopathe pour gagner des matchs...surtout qu’avec ma patte gauche de velours je n’ai pas besoin de forcer. Il l’a mal pris, je me suis excusé, c ‘est déjà de l’histoire ancienne.

 

Les images ne vous donnent pas tort, on dirait même un forcené

Ah vous voyez bien (rires!!!). Plus sérieusement j’ai toujours eu un touché de balle extraordinaire et je n’ai jamais éprouvé le besoin d’être méchant à la table.

 

On dit de vous que vous êtes un surdoué ?

 

Dès qu'on est un tant soit peu connu, on ne pourra jamais empêcher les gens de parler. J’apprends vite, c'est une réalité – j’ai commencé la guitare à 14 ans et je sais déjà jouer les jeux interdits – je comprends vite comment battre un numéroté, j’ai un QI de 130 Db…Au dessus de la moyenne certainement! mais de là à affirmer que je suis un « surdoué » (il fait la mou en dodelinant de la tête ) il faut savoir rester humble pour vivre heureux.

...philosophe avec ça !

Exactement. On me reproche souvent de gâcher mon talent à Plaisance, on me conseille de prendre une licence à Cugnaux, j’ai même été contacté par Carles Puigdemont pour représenter la Catalogne aux jeux olympiques 2024. Balivernes ! Une partie de ping, mon pote Calou et un bon pastaga… What else ?

Vos objectifs pour la fin de saison ?

 

Sans hésitation le « BOULARDOR » le trophée qui récompense la plus grosse perf de l’année. Je vais essayer de détrôner Yann Creis du TTBlagnac qui avait battu un 15 l’année dernière. Avec cette perf à 600 points je ne vois pas comment le jury pourrait l’attribuer a quelqu’un d’autre.

 

L’interview touche à sa fin, il me reste à vous souhaiter bonne chance pour le BOULARD.

 

Merci mais le melon c‘est pour les autres !

 

Attention Jérôme, vous savez ce qu'on dit : BOULARD un jour…

 

T’inquiète pas Edmond, BOULARD d’un soir, espoir !

 

Propos recueilli par Edmond Golfière pour Tapette Magazine.